REPORT: Amour et paillettes au Macki Music Festival

REPORT: Amour et paillettes au Macki Music Festival

Le Macki Festival, fruit de l'union de La Mamie's et de Cracki, est revenu ce week-end pour sa 4ème édition au parc de la mairie de Carrières-sur-Seine. Retour sur deux jours de fête placés sous le signe du groove.

N'ayant pas été à la soirée d'ouverture du festival à la Machine avec Paula Temple, Rrose et Objekt, on arrive en forme samedi après-midi à Carrières-sur-Seine, sous un temps nuageux mais non pluvieux heureusement. Le site du festival s'étend sur 3 scènes (2 scènes principales et le Camion Bazar), autour desquelles on trouve de nombreux stands, dont le disquaire Groovedge et une friperie de vêtements vintage. La verdure du spot donne un côté idyllique, qui est le plus souvent absent des gros festivals techno/house de Paris. On peut ainsi s'allonger sur l'herbe au bord de la Seine et profiter du soleil et des bateaux qui passent.

Niveau musique, le Macki nous a vraiment gâté, avec une programmation éclectique et pointue, pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Le premier jour, on a notamment pu découvrir Nadia Rose, étoile montante du grime londonien (genre encore très peu représenté dans les festivals français), pendant qu'au Camion Bazar Romain Play nous a fait rêver avec l'indémodable "Born Slippy" d'Underworld, remixé à sa sauce.

On a également pu assister samedi au très attendu B2B entre Antal et Hunee, dans le cadre des 20 ans du mythique label néerlandais Rush Hour. Les deux compères ont comme à leur habitude enchaîné leurs plus belles perles dans pleins de genres différents (afrobeat, bossa nova, house acidifiée, funk mais surtout énormément de disco), avec comme point d'orgue personnel la version disco de "Ain't No Mountain High Enough". Ce voyage musical rayonnant a mis une ambiance de folie au sein du public, les 2 DJs réussissant à transformer les tracks les plus obscurs en hymnes intemporels.

Pendant ce temps sur la scène principale, le groupe BCUC est en train de se mettre en place, bien décidé à en découdre. Originaire d'Afrique du Sud le collectif est composé de 6 membres qui font de la musique "for the people by the people with the people". Cette performance était littéralement une explosion d'énergie pure. Chaque membre se donne a fond et teste son répertoire sur un public qui se prend rapidement au jeu. Lorsque certaines phases rythmiques font mouche, le groupe n'hésite pas à partir en improvisation ce qui donne lieu à de grandes élancées transcendantales, guidées par la voix enraillée du chanteur.

Soichi Terada est la dernière performance de ce premier jour avec son live coloré. La légende nippone a revisité son large répertoire house, caractérisé par des atmosphères très douces et des mélodies spacieuses, dans une bonne humeur des plus contagieuses.

Le dimanche, on est arrivé à temps pour la dernière demi-heure de Folamour, qui s'amusait à passer des pures balles disco et house (dont "Relight My Fire" enchaînée avec "Give Me Love" de Cerrone) dans le plus grand des calmes. S'en est suivi le phénomène australien Mall Grab, qui est parti sur de la house plus dansante et aux sonorités tech, et qui, malgré quelques transitions écorchées, a bien réchauffé le public. Pendant ce temps, on pouvait entendre à la scène 1 le rock industriel/new wave de Rendez-Vous, qui ne collait pas vraiment avec le soleil de fin de journée.

À 20h, Mézigue le prodige de D.Ko a commencé son set. Il nous a présenté en live ses meilleures productions, avec ce son house bien caractéristique aux influences electro, avec des touches acid bien senties. Il a également inclus des moments techno et drum&bass plus rapides pour bien faire décoller la foule. On a reconnu ses tubes "Du Son Pour Les Gars Sûrs" et "Bitch Cocaine", mais aussi certains morceaux de son album Votez Mézigue qui sort prochainement. Une fois son set fini, on a décalé à côté pour le live de Renart, qui partait quant à lui sur de l'electro plus mélancolique mais tout aussi dansante, ainsi que des passages de techno classieuse qui ont vraiment fait mouche.

Bref, le Macki reste un événement à part entière dans la grande sphère des festivals parisiens, en nous offrant un week-end de pur bonheur dans un cadre idyllique, avec une organisation au top et une programmation soignée, débordante de groove dans toutes ses formes. Soulignons également la population pleine d'énergie et de bonnes vibes, qui a fait de ce festival une expérience des plus agréables. Le Macki c'est la vie, à l'année prochaine !

Si toi aussi tu as le blues après ce Macki de folie, n'hésite pas à contacter notre bot Messenger qui te réconfortera et te conseillera les meilleurs plans de soirée pour te remettre d'aplomb:


LA BRINGUE AVEC : MIC MAC

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Pleasurekraft : En teasing du festival Family Piknik au Faust

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